Vos cadeaux de l’atelier du 9 octobre 2026

Merci d’être venus à l’atelier « Le geste musical comme outil de compensation », au congrès des enseignants artistiques de la Sarthe, à l’ITEMM, le 9 octobre 2026. Voici les ressources promises : huit pépites de l’atelier, avec ce qu’il faut en retenir, et un diaporama de synthèse à télécharger.

Le diaporama des pépites

Toutes les pépites de l’atelier, en 18 diapositives, à garder ou à partager avec votre équipe.

Télécharger le diaporama (PDF)

Par où commencer ?

Pensez à un élève précis. Qu’est-ce qui coince le plus en ce moment ?

1. Dans la peau d’un dys

Le rappel de l’exercice vécu à l’atelier, à reprendre en équipe pédagogique plutôt qu’en cours.

  1. Marcher. Tout le monde marche dans la salle, cherche une place où il se sent bien, s’arrête et reste en contact avec ses sensations (bassin, plantes des pieds, respiration). Yeux fermés ou ouverts, au choix.
  2. Les rôles. Ceux qui sont debout représentent un enfant sans dyslexie. Trois volontaires représentent la dyslexie.
  3. Passer parmi les autres. Les volontaires circulent. Chacun sent ce qui change quand la dyslexie se rapproche : à droite, à gauche, devant, derrière. Des pensées, des émotions ? Plutôt loin ou plutôt près ?
  4. On change les rôles. D’autres volontaires prennent le rôle du trouble. Ceux qui avaient les yeux fermés les ouvrent, et inversement.
  5. L’espace de jeu. Comme l’enfant qui joue avec sa poupée et sait que ce n’est pas sa poupée, on est dans la peau d’un dys sans l’être vraiment. Depuis là, on se demande quel besoin on sent chez cette personne.
  6. Sortir du rôle. Chacun reprend sa propre personne, puis deux minutes pour accueillir ce que ça fait. Personne n’est évalué : on vit l’expérience.
  7. Partage libre. Quelques témoignages, sans commentaire ni bonne réponse.

C’est un extrait de deux jours de formation : en équipe, c’est encore plus fort. Chacun peut aussi juste regarder.

2. Le couvert à l’envers

Une histoire pour faire comprendre pourquoi un élève qui doute n’apprend pas.

3. Aider à lever le doute

Un élève dys n’est jamais sûr que ce qu’il retient est la bonne information. Le problème n’est pas qu’il se trompe : c’est qu’il ne s’en rend pas compte.

  1. Dire quand c’est juste. « Là, quand tu fais ça, c’est juste. Tu peux y aller. » Pas pour dire bien ou mal : pour lever le doute.
  2. Dire une inversion sans drame. « Là, il y a une inversion. Ce n’est pas grave, je te le dis comme ça tu le sais. »
  3. Appuyer sur ce qui est juste. « Ça, c’est juste. Tu peux avoir confiance en toi. »
  4. Questionner avant de corriger. Demander à l’élève ce qu’il a perçu. Sa réponse dit sa vérité, même si elle surprend.

Cinq oui pour un non : c’est l’idée d’un systémicien américain, une relation se porte bien quand il y a cinq oui pour un non. C’est le « oui, et » du théâtre d’improvisation : on dit oui à ce que l’autre propose et on construit dessus. À retenir : compter combien de fois on confirme ce qui est juste avant de reprendre ce qui ne l’est pas.

4. Croiser les sens et simplifier

Deux choses qui aident : simplifier, et faire passer la même information par plusieurs sens. Si l’un « bugue », les autres recoupent, et l’élève peut vérifier seul.

  • Couleur. Des gommettes, des couleurs sur les notes ou sur le manche. Surligner la note que l’élève confond toujours.
  • Vibration. Un bourdon ressenti dans le corps (une guitare posée contre le dos) aide souvent à se repérer.
  • Corps. Une pince à linge d’un côté, une chaussette en moins : une différence de sensation pour repérer la gauche.
  • Un seul ajout à la fois. Une couleur, c’est une information de plus : elle coûte au début, puis sert de vérification.
  • Demander à l’élève, et regarder ce qui revient (toujours la même note, toujours le même côté).

5. La soupe des dys

Pour expliquer à un collègue ou à un parent pourquoi, pour un cerveau dys, tout arrive au même niveau.

6. Le geste lent, trois fois

Un outil de cours individuel, quand un élève s’agite.

  1. Repérer le geste. « Tu as fait ce geste-là. »
  2. Le refaire trois fois, très lentement. Un cycle peut durer une trentaine de secondes. Trop rapide, ça ne marche pas.
  3. Revenir à la sensation. « Qu’est-ce que ça fait dans ton corps ? » Souvent, ça se calme, et l’élève peut de nouveau apprendre.
  4. Reprendre le cours. Sans en faire une séance.

Ça marche aussi avec les adultes.

7. Lire une partition autrement

  • Colorer les notes, pas la portée. L’élève choisit ses couleurs. Et la portée a 5 lignes, un nombre impair : en miroir, elle ne change pas, alors que les notes colorées restent bien différenciées quand une inversion s’opère. Ensuite, on peut passer aux nuances de gris ou ne colorer que quelques notes. MuseScore colore automatiquement. Agrandir la partition aide aussi.
  • Cacher. Un ticket de métro ou une règle qu’on fait avancer, pour ne montrer que ce qu’on lit.
  • Lire par groupes. Deux notes par deux notes, puis trois par trois, quatre par quatre, pour que le regard prenne un groupe d’un coup.
  • Passer par le corps pour le rythme. De l’argile ou des billes posées sur une grille de temps, des cerceaux au sol, le balancement. Le balancement aide beaucoup, mais il est difficile à mettre en place seul : on le porte en projet pilote, en réseau avec l’équipe de direction.

8. Une blessure qui devient lumière

La phrase demandée à la fin de l’atelier : « L’art, c’est une blessure qui devient lumière. »

Et pour votre équipe ?

Deux heures au congrès, c’est court. Ce qui change vraiment les choses, c’est quand toute une équipe le vit ensemble et repart avec les mêmes outils.

Journée en établissement

Une journée dans vos murs, pour toute l’équipe : musique, danse, formation musicale, référent handicap.

  • Vivre de l’intérieur ce que vit un élève dys
  • Lire ce que le corps de l’élève montre
  • Repartir avec une séance prête pour lundi

Parcours pilote, une année

Pour un établissement qui veut aller plus loin : un état des lieux, la journée d’équipe, un suivi à distance, une journée de suivi en classe, et un bilan écrit pour la direction et les élus.

InnoVaDys, c’est aussi pour les familles, surtout, et pour les entreprises.

Prenons rendez-vous pour réfléchir à votre projet.

Parlons de votre équipe

Je vous rappelle, et on regarde ensemble ce qui conviendrait à votre équipe.

Ewen d’Aviau, InnoVaDys